De la souveraineté numérique à l’autodétermination
Le 30 septembre 2025, les acteurs de la société civile, les chercheurs, les technologues et les décideurs politiques réunis Bruxelles pour le Camp de protection de la vie privée— un événement annuel axé sur l’intersection entre droits numériques, gouvernance technologique et valeurs démocratiques. Zuzanna Warso, de l’Open Future Foundation, partenaire de l’initiative NGI Commons, a participé à la table ronde, «De la souveraineté numérique à l’autodétermination». Elle a étudié la manière dont les communautés et les individus peuvent récupérer le contrôle de leur vie numérique dans un contexte de surveillance croissante, de dépendance à l’égard des plateformes et de tensions géopolitiques dans le domaine des technologies.

Qu’est-ce que le camp de protection de la vie privée et pourquoi est-il important d’attirer?
Le camp de protection de la vie privée est un événement fondamental du calendrier européen des droits numériques, organisé conjointement par EDRi, VUB-LSTS et d’autres partenaires. Il offre un espace rare pour les conversations critiques qui remettent en question les récits technologiques dominants, mettent en lumière les alternatives et forgent de nouvelles alliances pour un avenir numérique fondé sur les droits. À une époque où des concepts tels que la «souveraineté numérique» sont de plus en plus dominés par les intérêts de l’État ou des entreprises, le camp a offert l’occasion de récupérer ces termes dans une perspective de terrain centrée sur l’humain. autodétermination, gouvernance fondée sur les valeurs communes, et technologie d’intérêt public.
Qui a joint la discussion du groupe spécial?
Le panel, «De la souveraineté numérique à l’autodétermination», a rassemblé un groupe diversifié de voix couvrant la politique, la recherche, l’activisme et les médias critiques.
Modérateur: Ambre Sinha, Rédacteur en chef de Tech Policy Press et entrante Directeur exécutif d’EDRi, la session s’est ouverte sur la manière dont les discours relatifs à la souveraineté numérique ont évolué et sur ce qui est en jeu lorsqu’ils deviennent des outils de contrôle plutôt que d’autonomisation.
La discussion a notamment porté sur les points suivants:
- Alexandra Geese, Député au Parlement européen, l’OMS souligne l’importance de cadres réglementaires qui protègent les droits des citoyens tout en luttant contre les modèles numériques monopolistiques et extractives.
- ELISA Lindinger, Cofondateur de SUPERRR Lab, l’OMS a partagé les points de vue des initiatives technologiques et numériques communes féministes, en mettant l’accent sur les soins, l’équité et l’inclusion en tant que principes directeurs de l’autodétermination numérique.
- Zuzanna Warso, Directeur de la recherche à la Open Future Foundation, qui s’est appuyé sur les enseignements tirés du projet NGI Commons et a fait valoir que les débats sur la souveraineté numérique devaient être fondés sur une vision plus large: valeur publique où l’investissement public dans la technologie renforce la démocratie, la transparence et la résilience sociale plutôt que la position dominante sur le marché.
- Paris Marx, critique technologique, auteur et présentateur du podcast «Tech Won’t Save Us», l’OMS a contesté les récits dominants des grandes entreprises technologiques en matière d’innovation et a appelé à des approches alternatives et à un contrôle démocratique des technologies qui façonnent la vie quotidienne.

Représentant les communes NGI
Zuzanna Warso, représentante du projet NGI Commons, souligne la nécessité de traiter Communes numériques — des infrastructures ouvertes, interopérables et gérées collectivement — en tant qu’actifs publics stratégiques. Ces ressources partagées constituent l’épine dorsale d’un écosystème numérique démocratique et résilient, mais elles nécessitent des investissements publics et un soutien institutionnel soutenus plutôt que de financer des projets à court terme.
Zuzanna a partagé les informations tirées de la récente note d’orientation de NGI Commons, «De l’investissement public à la valeur publique.» Elle fait valoir que la poursuite de la souveraineté numérique de l’Europe doit aller au-delà de la compétitivité et se concentrer sur la création valeur publique, veiller à ce que les investissements publics dans la technologie apportent des avantages sociaux durables.
Cette intervention a appelé à réorienter l’architecture de financement de l’Europe afin de soutenir cycle de vie complet de l’infrastructure numérique publique, de la recherche et du développement à la gestion à long terme. Ce faisant, les dépenses publiques peuvent renforcer l’autonomie, la transparence et la confiance dans les systèmes numériques, transformant les investissements en valeur publique durable.
Enseignements tirés
Parmi les principaux enseignements tirés de l’événement figurent:
- La souveraineté numérique doit être centrée sur les personnes: La souveraineté ne devrait pas être monopolisée par les gouvernements ou les entreprises, mais devrait donner aux individus et aux communautés les moyens de façonner leur environnement numérique.
- Les approches fondées sur des commentaires offrent de la résilience: Les infrastructures gérées par et pour le public sont plus adaptables et plus responsables que les systèmes propriétaires.
- La nécessité d’une collaboration intersectorielle: La réalisation de l’autodétermination numérique nécessitera des partenariats entre les technologues, les décideurs politiques, les bailleurs de fonds et la société civile.
Quelles sont les prochaines étapes?
À la suite du camp de protection de la vie privée, NGI Commons:
- Continuer à soutenir les projets menés par les acteurs locaux qui incarnent les valeurs communes numériques
- Dialoguer avec les décideurs politiques pour plaider en faveur de cadres réglementaires qui reconnaissent et financent les infrastructures publiques numériques
- Explorer de nouvelles collaborations avec d’autres participants au camp de protection de la vie privée afin d’amplifier les objectifs communs
À mesure que les débats sur la gouvernance numérique évoluent, des événements tels que le camp de protection de la vie privée restent essentiels pour faire avancer un une vision de l’internet qui soit démocratique, ouverte et juste.


