Faits marquants du FOSDEM 2026

En février 2026, les développeurs, les chercheurs, les acteurs de la société civile et les technologistes d’intérêt public se sont réunis à Bruxelles pour la plus grande conférence sur les logiciels libres et ouverts organisée par FOSDEM? Europe? En tant que plaque tournante de longue date pour la communauté du code source ouvert, le FOSDEM offre un espace unique où se croisent les bâtisseurs d’infrastructures, les penseurs politiques et les contributeurs de terrain.

Pour NGI Commons, la participation au FOSDEM a été l’occasion de dialoguer directement avec les communautés qui construisent les communs numériques qui sous-tendent les infrastructures numériques de l’Europe.

Qu’est-ce que le FOSDEM et pourquoi est-il important de s’y intéresser?

FOSDEM (développeurs libres et ouverts? European Meeting) est un événement organisé par des bénévoles et consacré aux logiciels libres et ouverts. Contrairement à de nombreuses conférences politiques, il est profondément technique et axé sur les communautés, avec des centaines de sessions axées sur des projets dans des domaines spécifiques (? devrooms?).

Ces dernières années, le FOSDEM a également introduit des pistes spécifiques axées sur les politiques, créant ainsi un espace de dialogue structuré entre les communautés techniques et politiques. Notre session s’inscrivait dans le cadre de cet espace politique évolutif au sein du FOSDEM, ce qui témoigne de la reconnaissance croissante du fait que les questions de gouvernance, de souveraineté et d’infrastructure publique ne peuvent être séparées des niveaux techniques dont elles dépendent.

La participation au FOSDEM était importante pour les raisons suivantes:

  • Il situe les débats politiques liés aux biens communs numériques dans une réelle pratique technique.
  • Il permet des échanges directs avec les responsables de l’entretien et les contributeurs en développant des technologies open source, renforçant ainsi les relations avec les parties prenantes travaillant sur des modèles fondés sur les communs.
  • Il relève les défis émergents en matière de gouvernance, de durabilité et de maintenance à long terme des biens communs numériques et des infrastructures numériques publiques

Cette année, les conversations ont clairement montré que la souveraineté ne consiste pas seulement à réduire la dépendance, mais aussi à façonner activement les infrastructures dont nous dépendons.

Récupération de la cheminée: Une session importante sur le DC-EDIC

Avec des collègues de ZenDiS et de DINUM, NGI Commons a organisé une session intitulée: Récupération de la cheminée: Cocréer une pile technologique européenne avec le DC-EDIC?. La session a été bien suivie, malgré son premier créneau horaire.

Dans les remarques introductives, Aditya Singh, représentant Open Future, le partenaire de NGI Commons a présenté une interprétation progressive de la souveraineté numérique et des biens communs numériques, faisant valoir que la souveraineté doit être fondée sur des infrastructures ouvertes, interopérables et gérées collectivement qui créent une valeur publique à long terme.

LEA Beiermann contre (ZenDiS) évoque le processus collaboratif qui a réuni des parties prenantes allemandes, françaises et néerlandaises et explique l’histoire plus large qui sous-tend la création de l’EDIC «Digital Commons» (DC-EDIC): pourquoi les États membres sont-ils intervenus et quels sont les défis structurels qu’ils entendent relever?

Emma Ghariani (DINUM) présente la structure de gouvernance et les statuts de l’EDIC, en expliquant comment fonctionne la prise de décision par l’intermédiaire de son assemblée et comment les États membres se coordonnent dans ce cadre. Elle expose également l’état d’avancement actuel de l’initiative et décrit la manière dont les parties prenantes peuvent s’engager au fur et à mesure de l’évolution de la structure.

La discussion a mis en évidence un vif intérêt de la communauté à comprendre comment la collaboration entre les autorités publiques et les communautés open source peut fonctionner dans la pratique. Il a également renforcé l’importance de mécanismes de gouvernance clairs et de canaux de participation significatifs.

La vidéo est disponible à l’adresse suivante: https://fosdem.org/2026/schedule/event/EZB7MP-power_to_the_public_stack_governing_europes_digital_commons/

Principaux thèmes et enseignements tirés

Dans les vestiaires, le financement et l’épuisement professionnel constituent une préoccupation récurrente. Les infrastructures critiques dépendent souvent d’une poignée de maintenants disposant de ressources insuffisantes. Cela renforce l’argument central de NGI Commons: Digital Commons nécessite un financement tout au long du cycle de vie, et non des subventions de projets à court terme.

Il ne suffit pas de réglementer les plateformes; L’Europe doit cultiver et piloter ses propres infrastructures ouvertes. Cela nécessite des politiques de passation de marchés qui créent une demande de solutions ouvertes et interopérables.

L’énergie bénévole est essentielle mais insuffisante. La résilience à long terme nécessite un soutien institutionnel, un financement prévisible et des cadres de passation de marchés favorables.

Quelles sont les prochaines étapes?

Le FOSDEM reste un rappel crucial du fait que l’avenir numérique de l’Europe n’est pas seulement négocié dans les salles politiques, mais qu’il est construit par des communautés engagées dans l’ouverture, la collaboration et la gestion partagée.

Après le FOSDEM, NGI Commons:

  • Continuer à soutenir les projets menés par les acteurs locaux qui incarnent des mécanismes d’exploration numérique pour le financement durable des infrastructures ouvertes critiques
  • Continuer à plaider en faveur de cadres de financement de l’UE qui considèrent les biens communs numériques comme une préoccupation essentielle en matière de souveraineté.
  • Étudier la collaboration avec les communautés et les participants du FOSDEM autour d’objectifs communs.