Citoyens prônant une alternative aux médias sociaux gérée par l’UE

La Commission européenne a officiellement enregistré un nouveau citoyen européen? Initiative (ICE) intitulée?Réseau social public européen. La proposition invite la Commission à créer une plateforme publique de médias sociaux au niveau européen au moyen d’une législation. Les organisateurs disposent à présent de six mois pour commencer à recueillir des signatures, après quoi ils disposeront de 12 mois pour recueillir un soutien.

Réseau social public européen

Si l’initiative recueille au moins un million de signatures de citoyens de l’UE, les seuils minimaux étant atteints dans au moins sept États membres de l’UE, la Commission doit y répondre formellement. Il décidera ensuite s’il y a lieu d’agir, par exemple en proposant une législation, et devra expliquer son raisonnement.

Selon les organisateurs, la plateforme servirait d’alternative aux réseaux sociaux privés existants. Il serait financé par la société, supervisé par le public, et conçu pour rester impartial et indépendant des pressions politiques, tout en garantissant les droits de tous les utilisateurs sans discrimination. L’enregistrement permet simplement aux organisateurs de commencer à recueillir de l’aide.

À propos de l’initiative citoyenne européenne?

Introduite par le traité de Lisbonne et lancée en 2012, l’ICE offre aux citoyens de l’UE un moyen direct d’influencer le programme de l’UE. Si le nombre requis de signatures est recueilli, les citoyens peuvent inviter la Commission européenne à proposer une législation dans les domaines relevant de sa compétence.

Pour être enregistrée, une initiative doit:

  • Relèvent du pouvoir de proposition législative de la Commission?
  • Ne pas être injurieux ou fantaisiste
  • Ne pas contredire les valeurs fondamentales de l’Union européenne

Depuis le lancement du système, la Commission a enregistré 128 initiatives. Si l’enregistrement permet la poursuite de la campagne, les points de vue exprimés appartiennent uniquement aux organisateurs et ne représentent pas la position officielle de la Commission.

L’initiative passe maintenant à la phase de collecte des signatures publiques, au cours de laquelle les citoyens de toute l’Europe décideront si l’idée d’un réseau social public européen recueille un soutien suffisant pour atteindre l’étape suivante.